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 Exploration forcée ... [Libre]

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Eileen Brooks

Eileen Brooks

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MessageSujet: Exploration forcée ... [Libre]   Exploration forcée ... [Libre] Icon_minitimeDim 16 Nov - 20:37



Tout était effrayant. L'ambiance sinistre et lugubre du manoir la terrorisait, mais pourtant, elle avait encore trouvé la force de s'enfuir. Quitter cette chambre, au plus vite. Mais son inquiétude ne s'était pas calmée, loin de là. La découverte du long couloir, bordé de portes, toutes de la même couleur, dont la seule différence était le numéro accroché dessus, n'était pas pour la rassurer. Etait-ce des chambres ? Oui, sans doute. Pourquoi les aurait-on différenciées par des numéros, si ce n'était pas cela ? Mais alors ? Elle allait habiter ici ? Mais comment ? Pourquoi ? Et ... et son ami ? Elle ne le reverrait plus ? Non, ce n'était pas possible. Il fallait qu'elle le revoie ! Il pourrait la rassurer, la prendre dans ses bras, lui dire que tout n'était qu'un rêve. Non, un cauchemar. Un horrible cauchemar. Mais que tout s'arrangerait. Car tout s'arrangera n'est ce pas ? Comment en être sûre ? Tout paraissait si improbable, mais pourtant si réel. Mais c'était faux ? N'est ce pas ? Bien sûr que c'était faux ... Non ?

Soudain un craquement. Elle se retourna brusquement, cherchant du regard la cause de ce bruit. Loin de se douter que ce n'était que le parquet sous ses pieds, son œil s'affolait, à la recherche du moindre indice. C'était ... ? Qu'est ce que c'était au juste ? Un monstre ? Ou un ... un fantôme ? Comme elle l'avait pensé à son réveil ? Oh non. Il venait pour la tuer. Elle en était certaine. Il n'y avait pas d'autres solutions. Pourquoi seraient-ils ici, si ce n'était pour tuer ceux qui avaient osé troubler leur repos ?! Oh non. Pourvu qu'ils ne soient pas trop en colère. Elle ... elle était encore trop jeune ! Oui beaucoup trop jeune ! Il fallait quitter cet endroit, à tout prix. A tout prix. Elle ne pouvait pas rester ici plus longtemps, pas une seconde de plus. Et puis, on l'attendait ailleurs. Son meilleur ami l'attendait, à l'orphelinat. Oui, vite, trouver la sortie. Et partir. Peu importe le chemin, partir !

- Vite ...

Elle fit un pas en arrière, prudemment, à l'affut du moindre mouvement, du moindre bruit. Puis un autre, avec tout autant de lenteur. Plus d'encore un, et elle pourrait partir en courant pour chercher la sortie. Plus l'un qu'un. Oui, aller, soulever le pied, mettre la jambe en arrière, et poser le p ...

- Aaah !

Des escaliers, elle n'avait pas pu les voir. Et tout se fit très rapidement, plus rapidement qu'elle ne l'aurait cru. Elle dégringola les marches à toute vitesse, se cognant bras, jambes, hanches, dos et tête. Pour finalement, après quelques secondes de chute - qui lui parurent interminable - atterrir au bas des marches, ¨rouler une dernière fois sur le sol, et se cogner contre un mur, avec un bruit sourd.

- Aïe ...

D'abord, elle resta allongée sur le sol, pendant plusieurs minutes. Bien trop sonnée pour avoir la simple idée de se relever, elle se demanda d'abord, dans son esprit embrumé, ce qu'elle faisait là, où elle était. Comme si tout ce qui s'était passé quelques minutes auparavant n'avait pas existé. Elle sentait qu'elle avait mal à la cheville, et tout son corps étaient engourdis, et courbaturé. Elle avait l'impression qu'on l'avait battu, en lui assenant des dizaines de coups, avec des bâtons, sur tout le corps, sans laisser une seule parcelle de sa peau en réchapper. Une migraine commençait déjà à lui marteler la tête, alors qu'elle avait envie tout simplement de sombrer. Se laisser aller, et espérer partir, s'envoler, quitter cet endroit. Mais un nouveau bruit la fit sursauter. Le bruit lointain d'une porte que l'on ouvre. Terrifiée, elle se força à se lever, avec une certaine lenteur et beaucoup de difficultés. Elle ouvrit la première porte à côté d'elle, pour se trouver dans une sorte de salon. Elle referma aussitôt la porte, espérant qu'on ne l'avait pas vu.

Puis, elle se décala légèrement, pour se réfugier dans un coin de la pièce. Se collant au maximum contre le mur, ramenant ses genoux contre sa poitrine, et entourant ses jambes de ses bras, se berçant un peu, pour tenter de se rassurer. On ne l'avait pas vu, n'est ce pas ? Oh, pourvu que ce ne soit pas quelqu'un qui lui veuille du mal ! Une douleur la lançait au front, et elle s'osa à poser sa main dessus. Et elle sentit quelque chose. Quelque chose de liquide. Lorsqu'elle regarda sa main ...

- Ah !

Du sang ! Elle saignait au front. Mais il y avait pire ... Des bruits de pas s'approchaient. Elle avait crié. Elle n'aurait pas du. Et si ... et si ? Oh non ! La porte s'ouvre !
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Toph Williams
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Toph Williams

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MessageSujet: Re: Exploration forcée ... [Libre]   Exploration forcée ... [Libre] Icon_minitimeJeu 1 Jan - 20:51

« Pathétique. »


Toph serra les dents. Depuis la veille, ce mot résonnait dans son esprit. Oui, la veille, alors qu’elle était partie à la salle de musique récupérer sa veste bleue que je ne citerais jamais assez. Sa rencontre avec deux personnages. Elle avait oublié leurs noms. S’étaient-ils seulement présentés ? Toph s’en moquait. C’était de leur faute. Aux deux. Si l’un ne l’avait pas aidé, elle ne serait sans doute pas restée en compagnie de ce membre du personnel. Et jamais elle n’aurait pleuré. Ou encore mieux, la faute de l’autre, sur le toit. C’était à cause de lui qu’elle était devenue si stupide et avait accepté qu’on l’aide. Je pense qu’il est inutile de préciser que la jeune écossaise était de sale humeur. A chaque fois que la scène lui apparaissait, ses yeux morts devenaient humides, mais c’était clairement de la colère qu’elle ressentait. Celle d’avoir été stupide et d’avoir commis cette erreur. Elle aurait bien tout cassé sur son passage, malheureusement, elle n’en était pas capable. Tout ce qu’elle pouvait faire, c’était de rester devant son plateau, à la cafétéria. Rah, si seulement elle n’était pas aussi misérable, si tout n’était pas aussi mauvais, si elle n’était pas entrée ici en tant qu’invitée. Peut-être, oui peut-être. Mais le destin en avait décidé autrement. Et elle avait atterri à sa table habituelle pour midi. Levy Stormer, la gamine n’était pas venue. Peut-être qu’elle aussi, finalement était partie pour un monde meilleur. Peut-être que Chuki l’avait achevée. C’est ce qui arrive, à faire confiance à une poupée de chiffon. En tout cas, il lui était arrivé quelque chose, puisqu’elle ne venait plus la voir à midi. Dommage, c’était une gamine sympathique.

Bon, ce n’était pas tout, mais elle n’allait pas rester plantée ici non plus. C’était imprudent. Oui, les bonnes vieilles habitudes revenaient maintenant. Où irait-elle ? Hmmm… Cela faisait maintenant un bail qu’elle n’était pas allée à la salle de détente. Oui, c’était une bonne destination. Elle irait là-bas. Et puis il faisait bon généralement dans cette salle. Ce n’était pas plus mal en hiver. Surtout qu’aujourd’hui, elle n’avait pas trouvé la force de s’habiller. Elle était restée en chemise de nuit, un vêtement simple, blanc et uni. Et puis, cette chemise était particulièrement décolletée. E toute façon, elle n’avait pas de poitrine, elle s’en fichait. Et puis, la fermeture éclair de sa veste était assez haute. Elle avait à ses pieds deux chaussettes différentes, une bleue et l’autre noire. Elle n’avait pas fait attention. En même temps, c’était un peu le bordel, autour de son lit. Elle avait pris deux chaussettes au hasard, pour ne pas avoir froid aux orteils et voilà, le tout était joué, elle était fringuée pour la journée, et peut-être même le lendemain voire le surlendemain. Qui pouvait savoir combien de temps elle serait dans cet état encore ? Bref, l’écossaise était, elle, sûre d’une chose. Pendant deux mois, elle n’avait pas pleuré comme elle l’avait fait la veille. Et elle était bien décidée à ce qu’une telle chose ne se reproduise plus. Hors de question qu’elle continue à faire n’importe quoi. Notamment, plus jamais elle ne mettra le nez dehors. Encore moins sur le toit.

Finalement, Toph ne pris même pas la peine de vider son plateau. Plateau toujours plein soit dit au passage. Non, elle n’avait pas faim. Chose étonnante, il faut avouer. Elle qui d’habitude engloutirait n’importe quoi, elle n’avait rien mangé. Elle ne se trouvait pas assez maigre comme cela, il fallait en plus qu’elle saute un repas. M’enfin, elle n’était pas non plus dans son assiette. N’oublions pas, elle était de mauvaise humeur. Elle sortit directement de la cafétéria, se prenant parfois le pied dans une chaise occupée. Elle erra d’abord une ou deux heures dans le manoir, suivant les couloirs tranquillement, traînant les pieds. Tête baissée, ses mèches brunes cachaient encore son visage. Comme si c’était important. Finalement, elle prit la direction de la salle de détente. Toph savait exactement où elle était. Elle avait son propre plan, dans sa tête et connaissait les couloirs comme sa poche. Il était facile pour elle de se retrouver. Dans la salle de détente, elle s’installait toujours dans le même coin de la pièce, non loin de la porte. Elle pensait donc faire comme elle en avait l’habitude. Elle s’arrêta net, à quelques pas de la porte, si elle ne se trompait pas. Un cri avait retenti, perçant les oreilles sensibles de la jeune aveugle. Qu’était-ce donc que ce cri ?

Toph n’y réfléchit pas plus longtemps. Elle n’avait pas l’intention de changer ses plans pour ça. De plus, il n’y avait pas d’autres voix audibles. Sans doute un autre cinglé. Si elles se mettaient à tous les éviter, elle n’aurait plus qu’à se cloîtrer dans sa chambre. Et encore, elle n’était pas toute seule. Elle n’avait donc plus qu’une chose à faire. Elle continua son chemin, frottant sa main contre le mur écaillé pour se diriger, jusqu’à sentir sous ses doigts le bois de la porte. Elle fit glisser sa longue et maigre main sur la matière rugueuse jusqu’à croiser la poignée qu’elle abaissa. Vous voyez la suite, elle ouvre, elle entre et referme. Oui, il faisait bon dans cette salle. Il fallait retenir la chaleur. C’était l’unique qualité qu’avait le manoir. Il n’y faisait pas aussi froid que dehors. Malgré tout, elle n’enlèverait pas sa veste. C’était fini ça. Elle l’avait oublié, la veille. C’était à cause de ça qu’elle dut se rendre à nouveau dans al salle de musique. Et je vous ais déjà raconté ce qui c’était passé. Donc elle ne l’enlèverait plus, et ne l’oublierait plus. Comme ça, tout irait bien. Une fois à l’intérieur, la demoiselle longea encore le mur, pour rejoindre son coin. Mais son pied cogna contre quelque chose, sans doute une personne. Elle lâcha un souffle d’agacement. Encore un parasite…
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